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Mgr Schneider : le document contre la « Corédemptrice » sera un jour annulé

La « synodalité » est un « terme codé très rusé visant à saper la doctrine catholique », a déclaré Mgr Athanasius Schneider à AdVaticanum le 10 septembre.

Il estime que le caractère vague de ce terme est délibéré, et qu’il s’agit d’un moyen d’adapter progressivement la doctrine catholique, la morale et les structures ecclésiales au protestantisme et aux attitudes contemporaines envers la sexualité.

Monseigneur Schneider qualifie la synodalité de paroxysme du mouvement moderniste, conduisant au relativisme. Il ajoute que cette ouverture comporte une exception notable : la messe traditionnelle en latin.

«Ce document sera annulé»

Réagissant au document *Mater Populi Fidelis* s’opposant aux titres mariaux de « Corédemptrice » et de « Médiatrice de toutes les grâces », Mgr Schneider fait valoir que l’Église ne peut pas supprimer des termes figurant dans les missels et utilisés par les papes, les saints et les docteurs de l’Église.

Il estime que c’est le document, et non les titres, qui finira par disparaître : « Je pense qu’à l’avenir, ce document sera annulé. »

La communion dans la main : « l’une des blessures les plus profondes »

Mgr Schneider qualifie la communion dans la main de « l’une des blessures les plus profondes infligées au corps de l’Église » et affirme que le pape doit mettre fin à cette pratique : « Qui a ouvert les vannes ? Le pape, Paul VI. Soyons honnêtes, je vous en prie. »

Il rappelle que Paul VI a consulté les évêques du monde entier en 1968 et a autorisé la communion dans la main malgré les avertissements d’une majorité d’entre eux, qui craignaient que cela ne conduise à des abus, à des sacrilèges et à un affaiblissement de la foi.

Monseigneur Schneider qualifie cela d’« immense responsabilité historique » et soutient que cette pratique a engendré l’irrévérence et le sacrilège : « Le Saint-Siège a ouvert les vannes, et c’est au Saint-Siège de les refermer. »

Les larmes de sa mère et Benoît XVI

Mgr Schneider se souvient que lorsque sa mère a appris pour la première fois que la communion dans la main était pratiquée en Allemagne de l’Ouest, elle a pleuré d’horreur. Après que la famille s’y fut installée en 1973 et eut constaté que cette pratique était très répandue, elle a de nouveau pleuré en voyant comment le Christ était traité.

Ces larmes l’ont inspiré à rédiger Dominus Est sur les dangers de la communion dans la main.

Il a révélé que Benoît XVI avait lu le manuscrit et lui avait écrit personnellement : « Vos arguments sont convaincants. »

Mgr Schneider cite le Kazakhstan comme modèle, où il est obligatoire de recevoir la communion à genoux et sur la langue. La communion dans la main y est interdite, même pour les visiteurs, et il n’y a ni ministres laïcs ni filles de chœur.

Un « supermarché des religions »

Enfin, Mgr Schneider s’oppose aux grands rassemblements interreligieux officiels, car ils présentent le catholicisme comme une religion parmi d’autres, relativisant ainsi le caractère unique du Christ et de l’Église catholique.

Il décrit ces rassemblements comme une « mise en scène officielle » d’un « supermarché des religions ».

À la place, Schneider propose un « dialogue de la vie quotidienne » : des catholiques vivant en paix avec leurs voisins musulmans et orthodoxes, se rendant visite et aidant les familles à surmonter leurs difficultés.

S’appuyant sur son expérience au Kazakhstan, il affirme que ce simple esprit de bon voisinage contribue davantage à la paix interreligieuse que les grandes conférences officielles.

Traduction de l'IA
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